Mes coups de cœurs, mes colères, mes réflexions sur la vie et la société … Tenter de les mettre en mots pour les clarifier et pouvoir partager avec vous …
A l'atelier d'écriture, cette fois, on nous demade de rédiger un texte dont les premiers mots seront "Il fait tellement chaud".
Ceci m'évoque instantanément un séjour en Guyane.
Il fait tellement chaud que, même avec la clim', après quelques minutes de répit, on a l'impression d'étouffer. Une douche juste prise, la transpiration repart de plus belle.
Nous sommes venus découvrir la Guyane, aussi pas question de rester à l'abri. Nous affrontons courageusement la fournaise du dehors pour vivre des moments qui, malgré la difficulté et peut-être en partie à cause d'elle, resteront inoubliables.
La forêt primaire, la mangrove, la luxuriance d'une végétation aux couleurs aussi chatoyantes que celles des oiseaux qui la peuplent, et toutes ces bêtes, grosses ou petites, innocentes ou dangereuses, qui grouillent sous les arbres gigantesques, au bord du fleuve, à fleur d'eau ou sous les feuilles …
Et moi, là dedans… Je m'applique à garder le rythme, à ne pas glisser sur la terre trempée couleur de rouille, à ne pas me prendre une branche en pleine figure. Je transpire …
Ma sueur ruisselle de partout, sur mon corps auquel se collent des vêtements qui se veulent pourtant adaptés aux conditions climatiques, dans mes cheveux, sur mon visage, franchissant la barrière, habituellement efficace, de mes sourcils pour couler dans mes yeux. Mes yeux qui piquent. Ma vue qui se brouille. Peur, tout à coup. Peur de commencer … je ne sais pas … une crise d'allergie, dans cet univers hostile où je vais être une charge pour les autres.
Comment va se dérouler ce séjour qui n'en est qu'à ses débuts ?
De retour en terre urbanisée, le pharmacien n'a rien à proposer. Panique.
Quelques heures de repos et un bon rinçage à l'eau claire plus tard, je recouvre la vue.
Par la suite il suffira que je me noue un foulard autour du front pour ne plus être incommodée. Mais la transpiration ne cessera que de retour en Métropole où, là, je souffrirai … du froid.
La prochaine fois, le texte doit commencer par "Il fait tellement froid".
A bientôt.